Livraison Électronique: Sans papier ou Moins de Papier?

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouvel article ou un livre blanc argumente les vertus de passer de la communication imprimée aux communications électroniques. Plus récemment, nous avons aussi entendu des groupes de pression faisant la promotion de la communication imprimée au lieu des communications électroniques (voir www.twosidesna.org). Le sujet a même paru dans une émission anglophone de la SRC “CBC Marketplace’s Dumbest Charge in Canada” (http://www.cbc.ca/marketplace/blog/canadas-dumbest-charge-paper-bill-and-statement-fees/)! Il n’y a aucun doute que le choix entre la communication électronique et la communication traditionnelle génère un débat houleux sur la réduction des coûts, les répercussions environnementales, la sécurité des données, etc. Étonnamment le pourcentage des clients qui ont adoptés la voie électronique pour la livraison de leurs relevés et factures comparé à la voie traditionnelle est curieusement bas – autour de 10% de la moyenne de l’industrie (Étude de référence Dalbar sur la livraison électronique). Que vous prôniez l’électronique ou l’impression, il y a peu de doute que le pourcentage des communications livrées électroniquement augmentera dans le future. Il y a plusieurs obstacles à l’adoption de la méthode électronique, en autres les carences au niveau de l’infrastructure, les préoccupations sécuritaires et le fait que la population en général est réticente aux changements. Nous croyons que le terme “Sans Papier” crée actuellement un obstacle à l’adoption de la communication électronique. Tellement de défenseurs privilégient l’un ou l’autre des points de vue. Nous croyons que l’attitude d’avoir à faire un choix pour ou contre empêche l’adoption de la voie électronique. Peut-être qu’une expression plus juste serait de dire “Moins de Papier”. En changeant seulement ce mot, nous avons l’impression que plusieurs organisations pourront saisir et relancer cette opportunité. En bout de ligne, le consommateur final – clients, investisseurs et détenteurs d’unités devraient être ceux qui prennent la décision de la méthode de communication qu’ils préfèrent. Une fois cette décision prise, nous nous devons de respecter le choix du client et de servir chaque individu dans la méthode qu’il préfère. La notion de “cesser l’impression” ou de promouvoir les méthodes de communications traditionnelles comme étant meilleure l’une que l’autre est vraiment sans conséquences. Après tout, peu importe ce que l’on pense – seulement l’opinion du client compte.